Test: Monster Hunter Stories

Posté par Heartless le 6 septembre 2017 - Catégories: ActusCommunautéTests

Tous à vos 3DS! Monster Hunter Stories nous arrive du Japon et est entre-temps passé par la case localisation sans même changer de nom. Devez-vous craquer pour cette petite friandise Made by Capcom? La réponse dans ce test réalisé à partir d’une version finale sur New Nintendo 3DS XL.

Annoncé par surprise en avril 2015 et en développement depuis 2011, Monster Hunter Stories est -doit-on le rappeler- un spin-off de notre série favorite où vous incarnerez non pas un chasseur mais un Rider, donc une personne qui ne tuera pas les monstres mais qui les montera. Cette idée frivole donne donc naissance à un jeu coloré et résolument tourné vers un public plus jeune qui n’a peut être pas eu encore la chance de découvrir les joies de la chasse aux monstres.

Navi, Navirou, Navicioles?

Qui dit spin-off, dit aussi changement. Ici, Monster Hunter Stories fait fort en bouleversant les habitudes de la série et en renversant les codes existant depuis maintenant presque 15 ans. Vous avez toujours trouvé les quêtes de chasse à l’oeuf barbantes? Vous allez devoir revoir votre copie puisque Monster Hunter Stories va vous en donner à foison.

Votre aventure commencera auprès de vos amis, au beau milieu d’une forêt, c’est là que vous découvrirez que votre Rider possède un talent tout à fait naturel de créer un lien particulier avec les monstres, qu’il peut apprivoiser s’il assiste à leur naissance. Ces monstres apprivoisées prennent le doux nom de Monsties, vivent en harmonie avec les autres Riders et peuvent même être montés pour réaliser des tâches variées. Vous l’aurez compris, vous ne verrez plus vos proies de la même façon après avoir joué à Monster Hunter Stories.

Comme son nom l’indique (Stories=Histoires, pour les non-anglophones), le jeu est résolument tourné vers la narration et est infiniment plus bavard que les opus principaux, vous ferez d’ailleurs vite connaissance avec le sympathique Navirou, ce Felyne au physique un peu particulier qui cache un terrible secret (en fait non) et qui a surtout la langue bien pendue. Toute la troupe de personnages est très attachante et on prend du plaisir à les voir évoluer dans les nombreuses cinématiques du jeu. Notez aussi que la VF est de très bonne facture, avec des traductions la plupart du temps judicieuse. Si l’histoire (qui vous prendra une trentaine d’heures) vous paraitra très enfantine et innocente de premier abord, elle se permettra rapidement de dévier vers certains aspects très anime-esque qui ravira, ou désespérera, certains d’entre vous. Dans tous les cas, il faut vraiment prendre du recul et ne pas prendre trop au sérieux le scénario de Monster Hunter Stories, au risque de prendre un dangereux coup dans son lore. Le jeu est sur ce point assez schizophrène puisque qu’il oscille constamment entre les références sérieuses à l’univers de la série principale (monstres, personnage, lieux) et le viol massif de lore en règle. De notre côté, quand la pilule était un peu trop grosse à avaler, on fermait les yeux et on se disait que c’était juste passager et que le pouvoir de l’amitié nous sauverait.

Au fil de votre aventure, vous aurez accès à de nouveaux Monsties qui se débloqueront quand vous progresserez dans le scénario. La plupart des bestioles proviennent de Monster Hunter 4 Ultimate et de Monster Hunter Generations, ce qui fait un bon bestiaire d’une centaine de créatures. Amplement de quoi faire donc, et si vous ajoutez à ça de nouvelles bestioles introduites par le scénario et pas mal de contenu post-endgame, l’effet de surprise sera peut-être quand même au rendez-vous. Les personnages secondaires seront nombreux à vous donner des quêtes qui seront votre principale source de Zennies nécessaires à la confection de votre inventaire, et qui seront recommençables à souhait. Les pièces d’équipement (très simplifiées), armes et armures, proviennent aussi des opus principaux, donc à vous de tous les collectionner! En parlant de collection, la comparaison avec la collectionnite effrénée de la série Pokémon est légitime, et cette impression se renforcera encore plus quand vous aurez touché au Gameplay.

 

Sors tes oeufs!

Monster Hunter Stories ne s’en est jamais caché, il a comme parti pris de mettre de côté le traditionnel gameplay action-rpg pour adopter un tout nouveau système de rpg tour par tour. Si ce type de combat vous donne la nausée rien que d’y penser, pas la peine de continuer, passez votre chemin. Le jeu vous propose de transposer tout le gameplay de Monster Hunter en l’adaptant, parfois de façon un peu forcée, au tour par tour. Mais comment est-ce possible me direz-vous? Tout les combats s’articulent autour d’un concept vieux comme le monde, le pierre/feuille/ciseaux ou shifumi pour les intimes. On s’explique, votre Rider aura la possibilité de réaliser trois types d’actions: Force, Technique ou Vitesse. Chacune aura une priorité sur l’autre, à savoir que la force bat la technique, la technique la vitesse et la vitesse la force.

Il faudra choisir parmi ces trois options pour prendre l’ascendant et infliger des dégats à ses adversaires. Mais c’est uniquement du hasard allez-vous penser? Et bien c’est là que Monster Hunter Stories montre toute son ingéniosité en adaptant le gameplay bien rôdé de la série principale et en vous forçant à connaitre vos adversaires afin d’anticiper leurs actions. Prenons un exemple simple: les Velociprey sont des raptors agiles dans Monster Hunter? Leurs actions majoritaires seront donc de type Vitesse, à vous d’utiliser des attaques Techniques pour gagner à chaque fois. Vos connaissances des anciens opus seront donc utiles si vous voulez vous en sortir dans certains combats ardus. Les combos des quatre types d’armes seront même de la partie en réalisant des suites spécifiques d’attaques, et feront plus de dégats à vos adversaires si vous arrivez à les placer. Tout ceci rend le système de combat assez dynamique, avec même la possibilité de jouer en vitesse X3 si vous n’avez pas le temps ou si attendre vous exaspère.

Votre Monstie sera un allié de choix pendant les combats, si les actions de bases seront décidées par l’IA, vous pourrez tout de même lui donner des ordres pour des techniques spéciales propres à chaque créatures moyennant quelques points de jauge d’amitié. Celle-ci prend d’ailleurs une place importante dans votre écran de combat et elle se remplira progressivement si vous réussissez vos duels. Une fois remplie, vous pourrez passer en selle et monter votre destrier, ce qui infligera plus de dégâts et surtout ce qui vous donnera accès à un coup final spécifique à chaque bestioles. Ce coup final donnera lieu à un festival d’effets visuels qui rendraient jaloux Naruto et sa clique, pour ensuite continuer votre duel si vous n’avez pas mis à mort votre pauvre adversaire.

Mais le rôle des Monsties ne se limitera pas aux combats, ils seront aussi très importants quand vous explorerez le monde de Monster Hunter Stories, puisque chacun d’eux possèdera un ou deux talents spéciaux qui vous permettra d’atteindre certains endroits inaccessibles autrement. Ces talents sont bien évidemment liés aux caractéristiques du monstre, ainsi un Rathalos vous permettra de voler tandis qu’un Khezu vous permettra de faire fuir avec son cri les monstres afin d’éviter les combats, qui se lancent au moindre contact avec un ennemi sur la map.

La gestion de l’inventaire sera aussi cruciale en combat, il faudra soigneusement préparer votre sac de combat afin de ne manquer de rien lorsque nécessité se fera sentir. Les habitués de la série retrouveront leurs précieuses Potions, Megapotions, Marqueurs etc. Là où Monster Hunter Stories impressionne à chaque fois, c’est sa manière d’adapter ces objets iconiques à son système de jeu. Ainsi, s’il ne sera pas dur de comprendre qu’une potion, comme pour la série d’origine, restaurera vos PV, mais il vous faudra expérimenter et redécouvrir certains objets comme les aiguisoirs qui vous octroieront un bonus de critique pendant un tour. Le transfert d’un système de jeu à l’autre se fait généralement logiquement, mais il arrive que l’on peste face à certains objets si utiles auparavant mais qui deviennent beaucoup moins utilisables désormais (coucou les bombes flash). Monster Hunter Stories réalise tout de même un véritable tour de force et il vous faudra réapprendre à chasser, comme au bon vieux temps.

La comparaison avec Pokémon est encore une fois toute logique quand on voit la gestion de vos créatures, qui possèdent toutes leur lot de statistiques en tout genre, dont un système de gènes qui vous sera très utiles si vous souhaitez posséder le Monstie le plus puissant. Une fusion des monstres est d’ailleurs de la partie, et si elle s’avère très importante dans l’amélioration de votre équipe, on préfère de pas s’éterniser sur cette mécanique qui donnera naissance à de véritables aberrations, comme des Khezu de flamme ou des Rathalos d’eau. Si, si. Toujours est-il que vous devrez arpenter de nombreuses tanières de monstre avant de trouver votre oeuf de rêve et de faire éclore la bestiole parfaite. Il ne manque plus que les Shiny.

 

Pas d’omelette sans casser des…

Ce n’est un secret pour personne, la 3DS est en fin de vie. Monster Hunter Stories prouve tout de même que la console est encore capable de belles performances avec des graphismes colorés et la plupart du temps enchanteurs. Là encore, ce bon vieux MT Framework (le moteur maison de Capcom) fait des merveilles et le jeu émerveille par ses modèles 3D fins et correctement animés, quasiment tous issus de MH4U ou MHGen. On prend plaisir à redécouvrir nos monstres préférés re-texturés avec des couleurs éclatantes, afin de les intégrer au mieux au monde -semi ouvert- coloré de Monster Hunter Stories.

Attention tout de même, si certains assets émerveillent, comme les attaques spéciales particulièrement impressionnantes, le jeu se paye quand même un bon lots de ralentissements en tout genre, particulièrement en zones ouvertes où le framerate prend un sacré coup dans l’aile, pour revenir à du bon 60 fps si tôt que vous regarderez un mur. C’est aussi la fête au popping de textures dans les villes où tous les personnages éloignées de plus de dix mètres sont tout simplement dénués de textures et apparaissent gris. Les animations des monstres éloignées sont elles aussi très limitées et saccadés, comme s’il manquait la moitié des frames, certainement pour économiser des ressources en sacrifiant les éléments d’arrière-plan. Rien de bien méchant, mais il faut quand même le signaler, surtout que le test a été réalisé sur une New 3DS XL.

Le jeu possède aussi tout un tas de connectivité multi joueurs en tout genre, en passant par les duels entre Riders en multi-local à l’utilisation du Streetpass afin de récupérer des cartes de Riders, rien de dépaysant et c’est le minimum que l’on pouvait attendre d’un titre de cette envergure. Notez aussi que le jeu est compatible avec les Amiibos, ces figurines NFC qui débloqueront du contenu dans le jeu. Bien que les Amiibos Monster Hunter Stories ne soient pas prévus en France, sachez tout de même que si vous possédez leur version japonaise, ils débloqueront du contenu sur la version française du titre, ce qui est plutôt appréciable. Le jeu intègre aussi de base la dernière mise à jour japonaise, qui apportait des équipements et des monstres supplémentaires, dont certains issus de l’anime Ride On! et de Monster Hunter Generations.

Les musiques du jeu sont -comme d’habitude dans la série- excellentes, avec de très entrainants thèmes de combats et de villages, et le thème de Monster Hunter revisité à la sauce Stories vous donnera certainement quelques frissons, l’OST du jeu s’inscrit donc dans la lignée d’une série qui n’a jamais vraiment connu de faux pas de ce côté là, grâce à des compositeurs talentueux. Le sound design est quant à lui à l’image des graphismes puisqu’il s’agit d’un énorme recyclage des bruits les plus connus de la série, ce qui n’est pas forcément un mauvais point puisque vous naviguerez en terrain connu. Le doublage des scènes importantes est de qualité, et même si le charabia ressemble tout de même fortement à du japonais, l’idée de ne pas avoir adopté une langue en particulier est tout de même bienvenue.

En résumé, Monster Hunter Stories réutilise énormément d’éléments graphiques et sonores des anciens opus, ce qui garantie la cohérence de son univers avec la charte de la série tout en ayant certainement fait gagner un bon paquet de temps lors de son développement.

Conclusion

Que penser de ce Monster Hunter Stories? Il faut absolument le prendre pour ce qu’il est: un spin-off qui aura le culot de bousculer un peu vos habitudes parfois vieilles de 13 ans. Le jeu arrive avec -la plupart du temps- beaucoup de succès à convertir toutes les mécaniques de notre série préférée en un nouveau style de jeu, tour après tour. Evidemment, il faudra tout de même être bienveillant et lui pardonner ses nombreux clichés scénaristiques et son respect tout relatif de certains points de l’univers de la série, mais son monde ultra coloré et positif vous permettra quand même de passer de très bons moments en compagnie de votre Rider et de vos Monsties juvéniles. 

Seule ombre au tableau, sa technique parfois un peu faiblarde qui se fera plus remarquer que dans les opus principaux, mais après tout, faites parler votre coeur, utilisez votre gemme de l’amitié et craquez pour ce petit Monster Hunter Stories tout mignon.

16/20


8 commentaires sur “Test: Monster Hunter Stories

  1. RAYZORX09 dit :

    Très bon petit jeu , j’alterne entre lui et Ni-oh en ce moment, et c’est que du bonheur 😁

  2. Mhgamer dit :

    Moi je l’aurais demain le jours de sa sortie j’ai trop hâte de pouvoir continuer la ou je suis arrêté à la demo

  3. Radis Cailloux dit :

    Je vais croiser les doigts et espérer une sortie Switch 🙂
    Maintenant que MH est repartis chez Sony ça serrait pas mal que la franchise s’installe chez Nintendo à travers ce genre de jeux.

    1. edgar magnier dit :

      Ce serait cool un MH stories sur switch, mais un différent de celui sur 3ds alors xD pas un portage par pitié !

  4. Mhgamer dit :

    Un rathalos d’eau et un khezu de feu ? Je pas compris. Sa veut dire qu’on peut fusionné entre eux pour avoir par exemple un rathalos électrique

  5. Saurus no Haineko dit :

    Pour ma part, c’est un énorme coup de coeur, et je trouve que le jeu compense largement ses errances techniques de part la taille et la richesse des décors dans lesquels on évolue. Et surtout le plaisir qu’on a de les parcourir à dos de monstre !

    (Et ça reste l’un des/le plus beau jeu de la 3DS)

  6. edgar magnier dit :

    Voilà un jeu qui propose de vrais nouveautés et de l’innovation pour la série, ça fait vraiment envie, j’espère juste que le système de combat ne sera pas trop lassant à la longue.

  7. nataniel dit :

    je viens d’acheter le jeu pour ma fille de 11 ans qui se prend au jeu. je trouve que c’est une bonne passerelle pour enfin joué a notre licence préféré.

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