Traité de Wyvernologie : Semaine 15

Posté par Ike le 13 janvier 2014 - Catégories: Communauté

Bienvenue à tous dans ce quinzième traité de Wyvernologie ! Après les deux derniers traités doubles, nous allons nous reposer un peu tout en découvrant l’anatomie et le système digestif de la Bête au pelage pêche, le Congalala.

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Le Congalala est un Pelagus simien de grande taille, reconnaissable à son pelage rose et à ses longues griffes acérées. Vivant en groupes d’une dizaine d’individus dans les régions marécageuses et tropicales, ces monstres territoriaux et assez agressifs envers tout danger potentiel représentent un défi pour tout chasseur débutant. Passifs, indolents et calmes d’habitude, ils n’hésiteront pas à mettre en pièces tout individu dangereux posant le pied sur leurs terres. Un groupe est souvent composé d’un mâle alpha, de 3 à 5 femelles, et de quelques jeunes mâles, qui quittent le groupe pour en fonder un autre vers l’âge de 10 ans lorsqu’ils atteignent leur maturité sexuelle, tout comme les jeunes femelles qui partent elles vers 7 ans. Si un jeune mâle décide de fonder un groupe, il devra soit battre le chef d’un clan déjà existant, soit conquérir un clan constitué de jeunes femelles s’étant regroupées après leur départ de leur tribu, par sa taille et sa force. La parade nuptiale et intimidatrice du Conga est impressionnante. Le mâle peut déraciner des plants d’arbres, creuser des trous, lancer des pierres et des bouts de bois et utiliser ses vocalises à pleine puissance dans le but d’intimider les femelles ou les adversaires. Dans le premier cas, si cela marche, le jeune Conga pourra profiter de son nouveau statut de chef de clan. Certains mâles peuvent être des vagabonds, vivant seuls, reclus et loin de tout contact avec d’autres membres de leur espèce. Au bout d’un certain temps, le mâle alpha sera clairement identifiable grâce à sa grande taille, à ses griffes énormes et à son pic de cheveux sur la tête, dû à la pousse soudaine d’une excroissance osseuse. Le mâle est plus grand que la femelle et possèdent une bosse sur le sommet du crâne, qui se développera une fois que le Conga sera chef. Mais le système matriarcal des Congas est bien plus complexe. Les mâles capables de former beaucoup « d’alliances » avec les autres membres du clan sont plus susceptibles de garder leur position. Les femelles ont leur propre hiérarchie. Il y a une femelle alpha, qui transmettra son statut à sa descendance, si elle en a une. Dans le cas contraire, ce titre ira à l’individu le plus âgé et la plus social avec le groupe entier de Pelagus. Les mères ont des liens très étroits avec leur progéniture, en particulier avec leurs filles. Si elles sont insatisfaites, les femelles peuvent même aller jusqu’à chasser un mâle impopulaire. Au sein d’une communauté, seul le Congalala peut se reproduire avec les femelles. Le toilettage social, le partage alimentaire et la garde alternée des petits aident à maintenir la cohésion du groupe, mais les réactions entre communautés de Congas peuvent être hostiles (on appelle ces conflits « guerres »).

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Le Congalala est un grand primate ressemblant, pour le corps, à un gorille, et pour le faciès à un hippopotame. Ses mâchoires impressionnantes servent plus à l’intimidation qu’à autre chose. En ouvrant grand leur gueule en arrière, tout en émettant un grognement rauque et retentissant, le Congalala prévient les autres monstres de sortir de son territoire. Ils peuvent également se dresser sur leurs pattes arrière en écartant les bras, pour effrayer leurs adversaires. Leurs larges canines implantées dans leur mâchoire inférieure, n’ont d’autre but que de tuer en cas de besoin. Omnivores, ils se servent de leurs lèvres épaisses pour arracher et broyer les champignons, l’herbe, les fruits et les feuilles. Mais ils se servent aussi de leurs incisives et de leurs molaires épaisses et broyeuses pour tuer les oiseaux, petits mammifères et oiseaux dont ils se nourrissent, et pour écraser les végétaux coriaces et les graines. Ils mangent occasionnellement des cadavres et des proies plus grosses, lorsque les autres denrées viennent à manquer. Un Congalala peut ouvrir sa mâchoire à 130° et jusqu’à 1m de largeur. La force des muscles de sa mâchoire avec une morsure de 300 kg, est telle qu’elle peut broyer net un bras humain. Ses longues griffes leur servent d’outils : ils peuvent saisir facilement des proies glissantes comme les poissons avec (plus leurs pouces opposables aux membres antérieurs) et peuvent introduire leurs griffes dans les fourmilières et termitières pour en déloger les insectes dont ils sont friands (cela vaut également pour les larves logées sous l’écorce). Elles leur servent aussi à creuser rapidement dans la terre meuble et à déraciner sans problème les végétaux et les champignons. Finalement, ils se servent d’elles comme des armes redoutables, pouvant entailler profondément la chair de leurs adversaires. Ils marchent souvent sur leurs phalanges pour ne pas les user, et les aiguisent régulièrement contre l’écorce des arbres. Le Congalala se reconnaît aussi à son pelage rose. En effet, il consomme quotidiennement une grande quantité de psalliotes (comme le champignon de Paris) de couleur rose, ceci étant dû à leur abondance, à leur grande qualité nutritive et à leur composition chimique qui leur servira à produire des gaz nauséabonds. Ce sont les caroténoïdes, pigments de couleur jaune-orangée, et plus précisément l’astaxanthine, qui donne à cette mycose sa couleur si particulière. La consommation abusive de ces champignons nutritifs déteint sur la couleur du pelage de ces bêtes, originairement blancs ; les Congas prennent vite leur teinte rosée, après deux années. Contrairement à pratiquement toutes les autres espèces de primates, les Congalalas n’ont pas l’orteil opposable, ce qui handicape grandement leur évolution dans les arbres. Ils passent une grande partie de leur temps au sol, grimpant de temps à autres dans les cimes pour s’abriter ou pour se nourrir. Plantigrades, ils marchent sur leurs paumes de leurs pieds et mains allongés, vestige d’une locomotion autrefois exclusivement arboricole. Ils ont cinq doigts et cinq orteils à chaque main et pied, munis d’ongles plutôt que de griffes. Leur ventre est recouvert d’une épaisse couche de graisse leur permettant d’emmagasiner des quantités importantes de protéines et de glucose. Malgré les plis de sa robe à cet endroit, qui augmentent la surface de sa peau, la chaleur de son corps ne peut être entièrement évacué (ils n’ont pas de glandes sudoripares) ; ils évacuent donc leur chaleur en prenant des bains d’eau ou de boue, et en s’aspergeant de leur excréments.

Voyons maintenant un petit peu leur squelette. Les Congalalas disposent d’orbites plutôt grandes par rapport à la taille du crâne ; ils bénéficient donc d’une vue développée. Mais ne disposant pas d’une face prognathe (en avant), comme les autres primates simiens, sa vision est toutefois troublée par son museau rebondi. Ce défaut mineur est compensé par son odorat, trois fois plus performant que celui de l’humain. Ils possèdent une crête sourcilière au dessus des yeux, ayant pour but de renforcer les os fragiles de la face, et permettant une plus grande force de mastication sans endommager le crâne et l’encéphale. Le radius et le cubitus (niveau de l’avant-bras) peuvent tourner l’un autour de l’autre, ce qui permet au bras de pivoter sur son axe. Ce mécanisme est appréciable pour se balancer en rythme dans les cimes. Comme la plupart des autres singes, le Congalala a des articulations trochléennes (en forme de poulie) au niveau du poignet, lui assurant une meilleure prise, plus ferme. Leurs clavicules maintiennent les bras loin de la cage thoracique, pour une amplitude de mouvement maximale. La disposition des os des membres antérieurs et postérieurs est parfaitement adaptée à la brachiation, moyen de locomotion encore employé par ces gros Pelagus roses. Ils ne peuvent par contre pas verrouiller leurs genoux ; ils doivent donc utiliser leurs muscles qu’ils soient debout ou à quatre pattes. Leur bassin est long et étroit, car ils n’ont pas besoin de soutenir comme les humains la charge supplémentaire due à la station debout.  Leur cage thoracique est en forme de cloche, et ils possèdent plus de côtes flottantes que les humains. Ils disposent aussi de quelques longues vertèbres caudales fragiles, constituant la queue de ces monstres. Celle-ci est dite préhensile (« qui a la capacité de saisir ») ; il y a une zone de peau nue à l’extrémité de la queue qui leur permet d’attraper de la nourriture et des petits objets. Ayant une grande liberté de mouvement, elle est très flexible et peut maintenir toutes sortes de choses : de la nourriture, des os ou des cailloux, des bouts de bois, … Il peut même immobiliser ses proies avec. Elle leur sert comme d’un cinquième bras, mais aussi a un rôle dans l’équilibre.

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Finissons ce sujet, avec la particularité la plus étrange de ces monstres : le pet. En effet, cet animal, grâce à divers moyens combinés, possède le moyen de défense le plus nauséabond du monde vivant. Tout d’abord, le Conga possède deux glandes anales situées près de leur queue qui sécrètent un musc particulièrement nauséabond que l’animal peut projeter à seulement une soixantaine de centimètres à partir de ses glandes. Il n’en projette qu’une toute petite quantité dans l’air, pour ne pas épuiser ses réserves trop vite. Il faut ensuite savoir que le système digestif de cet animal est extrêmement court. Grâce à un estomac puissant, des enzymes efficaces et un intestin faisant seulement le double de sa taille, la digestion des aliments ne prend pas plus de trois à cinq heures. Mangeant toute la journée pour pouvoir se constituer des réserves et rester actif, cet animal dispose presque tout le temps de matière fécale à sa disposition pour pouvoir faire fuir ses opposants plutôt que de réellement les blesser. A la sortie de leur intestin, ces animaux possèdent deux poches constituées d’une fine couche lipidique très fine, et pouvant emmagasiner de grandes quantités de flatulences, produits de gaz intestinaux. Pour produire une grande quantité de flatulences, ces animaux mangent des aliments favorables à la fermentation de protéines complexes. Ils consomment donc régulièrement de la viande et des légumes secs avec leurs téguments. Mais la meilleure source de production de gaz intestinaux, est un champignon de la famille des psalliotes de couleur rosé, contenant une grande quantité de gluco-oligosaccharides. Le système digestif des Congalalas ne digérant pas les oligomères, une réaction défensive corrélant les enzymes et les composants de l’oligoside réagit en produisant une accumulation assez importantes de gaz intestinaux en réponse à la non digestion, et qui, si ils n’étaient pas stockés, pourraient gravement endommager le système interne de l’animal. Il lui suffit donc de relâcher lorsqu’il le souhaite des « pets » enrichis avec du mucus, pour créer ses armes chimiques aussi nocives que déconcertantes. Les vêtements imprégnés de cette odeur doivent être brûlés et l’odeur peut rester pendant plusieurs semaines. Ce rejet peut être dangereux car il endommage la rétine, et peut même causer des brûlures graves si il est inhalé. Ce système permet au Congalala de décourager des adversaires bien plus grands et dangereux que lui, sans à avoir pour autant à mettre sa vie en danger. Ce système fonctionne aussi avec les flatulences buccales ; deux glandes annexes à ses glandes lacrymales lui servent à stocker les gaz qu’il peut recracher par sa bouche. Son organisme étant très résistant (le Congalala est pratiquement immunisé à tous les poisons et résiste à beaucoup de maladies), il peut même ingérer des champignons aux protéines et aux enzymes spéciales (poison, neutralisant, paralysant, …), mélanger ces particules à ses gaz et recracher le tout sous forme d’un épais brouillard aux effets variant selon le type de champignon consommé.

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Le Congalala est un adversaire unique aux adaptations particulières et inédites. Il existe aussi des Congalalas au teint verdâtre, les Congalalas émeraude. On dit que ce sont des individus solitaires au mode de vie plus lent et au régime alimentaire plus végétal, dû à une vie en individuel (pas de chasse collective) et recluse. Des moisissures pousseraient alors sur son corps, et son environnement impitoyable aurait renforcé son agressivité et ses techniques de défense. Les Congalalas sont aussi des animaux très intelligents, capables de se servir d’outils et de vivre en société.

Si vous avez des hypothèses à formuler ou des corrections à ajouter n’hésitez pas à poster un commentaire.


8 commentaires sur “Traité de Wyvernologie : Semaine 15

  1. swordsouls dit :

    c’est bien expliqué 🙂
    ça serait bien de parler des nouveaux monstres comme Mi ru, Dhisufiroa et Baelidae

  2. Basilord dit :

    Les images ne s’affichent pas chez moi.

    Sinon très bon article comme d’habitude ! 😉

    1. Nelzaroht dit :

      Oui il faudrait re-upload les images ça ne marche pas chez moi non plus. 🙁

  3. swordsouls dit :

    faudrai faire un blog au couleurs de MH qui englobe tel une enciclopedie les traite de wyvernologies en plus des connaissance official sur MH

  4. devilmaxdu21 dit :

    Très bien je trouve… =)

  5. Ike dit :

    Le problème des images est ENFIN réglé.

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