Traité de Wyvernologie : Semaine 14 (deuxième partie)

Posté par Ike le 1 janvier 2014 - Catégories: Communauté

Voyons maintenant un monstre découvert depuis peu par la Guilde, qui enquêtait alors sur les mystérieuses disparitions de navires dans les eaux profondes au grand large :

Le Lagiacrus abyssal

Espèce de Léviathan extrêmement rare, le Lagiacrus abyssal, le Wyvern des Mers profondes, est un monstre exclusivement aquatique, venant sur terre uniquement pour se reproduire. Il chasse, se nourrit et élit domicile dans les eaux profondes et tumultueuses des abysses. Il remonte à la surface pour se constituer une réserve de graisse, en attaquant des proies plus grosses que celles résidant dans les profondeurs, et pour respirer. Il n’est donc pas rare de voir des individus se rapprocher des côtes et attaquer des navires transportant du bétail ou de la nourriture. Capables de résister à la forte pression des bas-fonds, le Lagiacrus abyssal peut plonger à plus de 3000 mètres de profondeur, son corps allongé et plat, ainsi que ses organes, plus compacts que ceux de ses deux cousins, l’aident à résister à la force exercée par l’eau sur son corps. Un individu adulte peut plonger pendant deux heures (au grand maximum), avant de devoir se ravitailler en oxygène. Il peut toutefois survivre avec des réserves très faibles d’oxygène, grâce à des poumons très développés (encore plus que ceux des oiseaux). Son thorax est très flexible, permettant à ses poumons de s’arrêter momentanément, réduisant sa consommation d’oxygène. En cas de danger de noyade, la créature ralentit son métabolisme, ceci lui permettant de remonter lentement et calmement vers la surface. Tout comme les oiseaux, le Lagiacrus abyssal ne fait pas d’acclimatation de son organisme. Il peut ainsi descendre profondément très rapidement, sans souffrir du mal de la décompression. Sa carapace d’un noir lustré le rend invisible dans les eaux profondes, tandis que les bactéries bioluminescentes contenues dans sa bouche et dans ses organes électriques lui permettent d’attirer les proies par la lumière éclatante qu’il produit. Ses pupilles sont munies d’une deuxième couche protectrice de couleur saumon, rendant les yeux de la bête rouges dans les abysses. Sa collerette, ses griffes, ses cornes et ses canines sont également plus développées, plus dures et plus acérées que celles de ses cousins. Sa carapace est composée d’écailles très dures et sa morsure est assez puissante pour pouvoir trancher net un Epioth en deux. Il possède deux techniques pour chasser : soit il attire ses proies grâce à la lumière qu’il émet, soit il attaque ses proies par en dessous, arrachant un gros morceau de chair et condamnant ainsi l’animal attaqué. Lorsqu’il doit s’attaquer à de plus grosses proies, il tourne rapidement sur lui-même dans un mouvement circulaire, provoquant un écoulement tourbillonnaire de l’eau et formant pour quelques instants des tourbillons sous-marins de petite taille, suffisamment puissants pour pouvoir immobiliser l’adversaire. Si toutes ces tactiques échouent, la bête fera alors fonctionner ses quatre organes électriques dorsaux puissamment développés, pouvant produire assez d’électricité pour faire bouillir une zone entière de l’océan. L’évolution dans cet environnement impitoyable a fortement développé les poches productrices d’électricité de ce monstre, à un point presque inimaginable. Ses organes sont composés de vésicules produisant de la luciférine, composant émettant de la lumière au contact d’une enzyme, la luciférase. L’électricité produite par les électrolytes du monstre prend ainsi une superbe couleur bleue vivide, lui permettant d’attirer et de tuer rapidement les adversaires coriaces. Anecdote extraordinaire, le contact entre la luciférine et les électrolytes accélère la vitesse des particules électriques, qui « explosent » sur une plus grande surface au contact de l’air. Les décharges électriques relâchées par le Lagiacrus abyssal peuvent atteindre  une intensité incroyable pour un être vivant. Tous ces facteurs font de cette espèce de Lagiacrus un adversaire redoutable, capable de rivaliser avec les jeunes Ceadeus et les Gobuls adultes.

Le prochain monstre est une espèce rare relativement peu connu des chasseurs. Il est endémique d’une partie de la Grande Forêt, et est connu pour sa hargne féroce envers tout danger potentiel :

L’Hypnocatrice azur

 Ce Wyvern aviaire au plumage bleu azur et blanc vit reclus au sommet des rares pics de la région de la Grande Forêt. Cette espèce très rare, attaque tout intrus pénétrant dans son territoire à l’aide de son bec, de ses pattes et de son fluide soporifique. Plus grand et plus agressif que les autres membres de son espèce, ce monstre se reconnaît à ses magnifiques plumes dorsales bleus vives et à ses pupilles rouges le faisaient paraître plus menaçant. Il partage ces caractéristiques avec l’ancêtre commun de tous les Wyverns aviaires, l’Igurueibisu. Il est capable d’exécuter de splendides danses nuptiales, hypnotisant d’une certaine manière ses partenaires. La femelle qui sera la plus séduite par la parade du mâle s’accouplera et vivra avec lui jusqu’à ce que l’un des deux meure. Ses membres antérieurs développés et munis de puissantes griffes acérées en font des armes redoutables. Il est capable d’éventrer un être humain d’un seul coup de patte ; il peut ainsi épuiser rapidement son adversaire en le faisant se vider de son sang, à l’aide de multiples entailles. Elles sont assez résistantes pour supporter des chutes de plusieurs mètres d’altitude, et peuvent même (sous certaines conditions) faire trembler le sol. Son bec crochu en forme de fourche lui permet de fouiller les cadavres et d’arracher de gros morceaux de viande. Charognard et prédateur, ce monstre utilise les courants ascendants des hauts plateaux pour pouvoir repérer les charognes grâce à sa vue perçante. Il se nourrit aussi de petits mammifères, d’insectes, de poissons et d’autres oiseaux. Ses ailes sont très bien équipées pour planer pendant des heures ; il n’a pas besoin de s’acclimater et il possède des poumons très développés. Cette espèce fait son nid à l’intérieur des cavernes des sommets, où ils sont au chaud et à l’abri des prédateurs. Pour protéger leurs petits, les parents n’hésitent pas à s’attaquer à plus gros qu’eux (Kuarusepurus, Espinas, Doragyurosus, …), chargeant, piétinant, mordant et mettant en pièces tout être vivant s’aventurant trop près de leurs œufs. Il est connu pour affronter un ennemi jusqu’à la mort de l’un des deux antagonistes. L’animal possède une poche produisant des bactéries tranquillisantes qui, une fois mélangées avec la salive de l’Hypnocatrice et s’infiltrant par les pores de la peau, neutralisent rapidement le système nerveux de leur proie. Ce système leur permet de tuer leurs adversaires sans se mettre en danger ; c’est un mécanisme plus proche de l’anesthésie que de la paralysie. C’est un des rares monstres de cette taille, capable de produire une brume anesthésiante aussi dense. Toutefois, la fuite de certaines bactéries dans l’organisme de l’animal le rend de temps à autre passif et négligent, endormant petit à petit le cerveau de l’oiseau. Il dort environ 16 heures par jour ; il n’est donc pas rare de le trouver endormi sous la pluie, même si d’autres animaux sont à côté. Il réagit tout de même assez rapidement, et est capable de combattre un adversaire pratiquement immédiatement après son réveil. Son organe soporifique est beaucoup plus développé que celui de l’Hypnocatrice orange et brillant. Il faut donc retenir que l’Hypnocatrice azur est l’un des Wyverns aviaires les plus féroces et les plus dangereux. C’est la version « améliorée » de l’Hypnocatrice normal. Il est capable de repousser des adversaires coriaces comme la Rathian en l’attaquant sans discontinuer, avec des coups de bec et de griffes, l’épuisant et la blessant jusqu’à ce qu’elle fuit.

 

Le monstre que nous allons voir ensemble est contemporain de l’écosystème de l’Hypnocatrice azur, et est un de ses concurrents les plus directs :

 

L’Espinas perle

L’Espinas perle vit dans les montagnes de la région de la Grande Forêt, et se reconnaît grâce à son corps laiteux, parsemé de nombreuses épines et cornes violettes. Ce serait plutôt une variation rare de l’Espinas vivant dans les montagnes. On peut le rapprocher à l’Espinas vert à cause des taches pâles que l’on peut trouver éparpillées sur son corps. Plus dangereux que ses deux cousins, ce prédateur attaque impitoyablement tout animal ayant le malheur de croiser son chemin. Il descend régulièrement de plateaux où il habite, pour tuer et ramener des grands Herbivores vivant dans la partie boisée. Toutefois, la Guilde n’envoie les chasseurs le combattre que lorsqu’il se terre dans les sommets pluvieux dégagés ; il serait autrement plus dangereux à affronter dans la jungle, là où les arbres et les autres animaux offrent des avantages à l’Espinas. Sa carapace et ses excroissances osseuses sont bien plus dures et résistantes que celles de ses cousins. Très épaisse, elle le protège des attaques physiques et elle peut résister à des températures extérieures très fortes. Il possède une poche de flamme développée, comparable à celle du Rathalos argenté, capable de relâcher d’immenses quantités de flammes en un seul endroit. Il est aussi reconnu pour sa capacité à cracher des boules de feu d’une ampleur phénoménale, explosant en plusieurs points et formant des mares de feu, ne s’éteignant pas directement au contact de l’eau. Il fait partie, avec le Gigginox et le Gypceros violet, des monstres pouvant produire le plus de poison. Ses trois poches, situées au niveau de sa poitrine, sont reliées au sang et aux épines de l’animal. Une égratignure avec une partie violette de son corps peut être fatale à un être humain, s’il n’est pas vite soigné. Il produit des hémolysines, des agents toxiques qui attaquent les globules rouges et empêchent le ravitaillement des cellules, entraînant l’arrêt de fonctionnement de l’organisme. Ce monstre produit tellement de venin, que son sang a pris une teinte violette. L’évolution de ce monstre avec une grosse quantité de poison dans le sang et la présence dans son organisme d’anticorps extrêmement efficaces contre les agents toxiques ont rendus ce Wyvern volant totalement insensible à toutes les sortes de poisons. Il peut même mélanger le poison à sa poche de flamme, en faisant passer une faible quantité de venin dans son sang. Ses flammes, déjà dévastatrices à l’origine, sont enrichies avec les hémolysines et achèvent la proie, alors brûlée. Cette arme mortelle peut mettre de nombreux monstres en grand danger ; l’Espinas perle peut même affronter sans difficultés des Dragons Anciens. Ses charges rapides et imprévisibles, brutales et violentes, surprennent souvent les chasseurs et laissent peu de chances à leurs proies. Tout le temps sur le qui-vive, il diffère des autres espèces d’Espinas qui mettent un temps à sortir de leur torpeur. Contrairement à eux, il attaque directement avec hargne quiconque ose pénétrer sur son territoire. C’est une espèce très aérienne, ceci dû à son habitat inaccessible et en haute altitude. Il peut voler pendant des heures à la recherche d’une proie ou à la recherche d’un partenaire lors de la période de reproduction. Il utilise aussi cette capacité pour attaquer ses proies d’en haut, et ainsi les tuer d’un coup net en leur brisant la nuque. Cette espèce, à cause de son aire de répartition très restreinte est souvent menacée par la chasse intensive lors de certaines périodes. C’est un monstre destructeur, pouvant détériorer l’habitat où il vit, dans le but de tuer les intrus. Un adversaire mortel qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère.

Finissons ce traité avec la dernière sous-espèce rare découverte, le cousin explosif du légendaire et féroce Tigrex :

Le Tigrex sanguin (nom non-officiel)

Espèce de Tigrex de taille immense, ce Wyvern volant de couleur rouge sang, aux épines et aux griffes bleues vives, vit dans des endroits reculés abandonnés par l’Homme. Il se nourrit de viande fraîche dans les régions avoisinantes, mais sinon il vit et se reproduit dans des régions que seuls quelques autres rares monstres fréquentent. Cet environnement dur, regorgeant de monstres tous les plus féroces les uns que les autres, lui a fait développer des mécanismes inédits de survie. La principale caractéristique de ce monstre, sont ses griffes et ses canines en forme de silex qui peuvent produire des faibles explosions. Recouvertes d’une pellicule d’acide nitrique produite par des glandes plantaires, les griffes du monstre, au contact de cellulose (composant chimique végétal), vont former une réaction ayant pour but la création de nitrocellulose, substance explosive. Lors de leurs excursions quotidiennes, les Tigrex écarlates frottent leurs griffes et leurs dents sur l’écorce des arbres pour produire la réaction souhaitée. Lorsqu’ils seront attaqués par la suite par un ennemi, il leur suffira de créer un frottement envers différentes surfaces (griffes et sol, ou canines ensemble) pour produire des explosions. Selon la quantité d’acide qu’ils décident d’évacuer, les explosions seront plus ou moins puissantes. Lorsqu’ils ne sont pas attaqués, il leur suffit tout simplement de ne pas relâcher d’acide. Ce mécanisme offensif surprenant achève rapidement ses proies et peut provoquer d’importantes hémorragies chez les animaux touchés. Une fois l’explosion achevée, la nitrocellulose restante flotte dans l’air et peut, au contact d’un autre corps, continuer d’exploser après quelques instants (ceci dû à l’inefficacité de cette poudre dans le temps après utilisation). Ce Wyvern est aussi connu pour ses différentes étapes de rage. Au départ, ce monstre peut paraître plutôt lent et pataud. Ceci s’explique par le fait que l’animal ne donne pas lieu de toute sa puissance, s’il juge que cela n’est pas nécessaire. Lorsqu’il a encaissé suffisamment de dégâts, le Tigrex écarlate rougit alors fortement, l’adrénaline faisant affluer le flux des hématies dans les vaisseaux sanguins. Mais si l’animal est en vrai grand danger, son organisme réagit en accélérant encore plus la tension à l’intérieur des artères, donnant à l’animal une couleur rouge sanguine très vive et très marquée. Il est alors capable d’enchaîner toutes sortes d’attaques : sauts, charges, coups de crocs et de griffes, explosions, rugissements, … Ses poumons et son larynx grandement développés lui permettent de produire de forts cris stridents capables, si l’on ne possède pas les protections suffisantes, d’endommager les tympans d’un être humain. Sa carapace est plus résistante que celle de ses cousins. Ce monstre extrêmement puissant offre un vrai défi aux chasseurs. Malheureusement en raison du peu de connaissances que les scientifiques ont à propos de lui, les mœurs et la biologie de ce Tigrex restent inconnus.

En conclusion, les sous-espèces rares sont des monstres aux adaptations inédites et uniques, véritables défis pour les chasseurs inexpérimentés.

 

Je vous souhaite une bonne année de chasse pour l’année 2014 !

 


8 commentaires sur “Traité de Wyvernologie : Semaine 14 (deuxième partie)

  1. kingoflagiacrus dit :

    C’est bien ecrit, conpréhensible, mais se serait mieux avvec des illustrations pour montrer les monstre (c’est quoi un hipnocatrice ?)

      1. kingoflagiacrus dit :

        Oui mais bon, c’est quand memes plus lisible avec les images a coté 😉

        1. Ike dit :

          C’est résolu 😀
          Remercions Heartless, notre seigneur à tous.

    1. Ike dit :

      Disons que j’ai eu un léger problème au niveau des images. Mais je vais tenter de les mettre aujourd’hui 😉

  2. hydre39 dit :

    Autant je trouvais que le spécial noël était ennuyeux autant celui là est exellent.Tu a fait du sacré travail.

  3. swordsouls dit :

    genial le tigrex rouge , je l’avait jamais vu
    😉

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