Traité de Wyvernologie : Spécial Noël

Posté par Ike le 24 décembre 2013 - Catégories: Communauté

Bienvenue à tous dans ce traité de Wyvernologie spécial Noël ! A l’occasion de cette belle fête, un tantinet commerciale tout de même, nous allons découvrir en détails toutes les zones polaires et enneigées de l’univers de Monster Hunter.

Commençons tout d’abord par le commencement, avec la première zone glaciaire connue et la plus populaire :

 

Les Montagnes enneigées :

 

Les Montagnes enneigées sont une succession de pics et de sommets montagneux se situant au Nord de l’Ancien Continent, et plus précisément à l’Est de la Mer polaire. Cette chaîne de montagnes, appelée chaîne de Pokke, offre un habitat dur et rude à ces habitants, mais les monstres réussissant à survivre dans cet environnement glacial peuvent alors avoir accès à une grande variété de nourriture et à un endroit très apte à l’élevage de leur progéniture. C’est une région extrêmement froide à haute altitude (les plus hauts sommets culminant à plus de 4000 mètres), située à seulement une centaine de kilomètres de la côte polaire. Etant une chaîne de montagnes tempérée, le climat y est relativement frais toute l’année, avec toutefois des changements de température très brusques en hiver. C’est pourquoi les habitants des villages alentour (comme celui de Pokke) confectionnent des tenues très chaudes et consomment des breuvages réchauffants à base de piment et de concentré d’un insecte très âpre, l’amerinsecte. On y trouve une grande variété d’espèces animales et végétales. Les herbivores comme les Popos ou les Antekas vivent en basse altitude près des lacs en hiver, et migrent vers des étages supérieurs à la venue de l’été pour profiter de la soudaine croissance de la flore dans les pâturages. Ils ont développé une couche de graisse de plusieurs centimètres et possèdent une fourrure dense et des cornes/défenses pour pouvoir survivre dans cet environnement impitoyable.

Les herbes des montagnes sont une espèce de graminée sauvage extrêmement résistante au froid et pouvant survivre sous la neige. Considérées comme de la mauvaise herbe par les populations locales, elles poussent très rapidement et peuvent, en quelques mois, envahir un endroit entier en tuant toute la flore alentour. Très coriaces, seuls quelques herbivores possédant un estomac assez développé (comme les Popos), peuvent les digérer. Elles possèdent des vertus médicinales : une baisse de la température ou encore la stimulation des cellules musculaires, permettant un gain bref d’énergie. De nombreux conifères tels que les sapins poussent en moyenne altitude près des bas monts et dans les vallées. La faune est également très variée. Les Giapreys sont des théropodes de petite taille qui ont développé des écailles isolantes et camouflantes leur permettant d’attaquer d’autres monstres et de rester actif toute la journée malgré leur poïkilothermie. Les Vespoids, insectes natifs des pays chauds, ont également réussi à s’adapter, en vivant dans de larges réseaux souterrains incrustés dans la roche au sein des grottes humides, plus chaudes qu’à l’extérieur. Les Bullfangos et les Bulldromes vivent en moyenne altitude toute l’année, de même que les Blangos et les Blangongas qui survivent des mois durant dans leurs terriers creusés dans la neige épaisse. Ces primates omnivores et agressifs des hauts monts sont d’ailleurs endémiques à cette chaîne de montagnes, de même que les Giapreys et leurs chefs alphas, les Giadromes. Les hauts sommets de cette chaîne de montagne offrent un environnement extrêmement dur pour les êtres vivants. Toutefois, certains Dragons Anciens comme le Kushala Daora osent s’y aventurer pour muer à l’abri de tout danger, ces dragons étant très vulnérables au moment de la mue. Les plus hauts monts de la chaîne de Pokke (vers 6000 mètres d’altitude) abritent également quelques rares individus d’une espèce de monstre extrêmement dangereuse, le Dieu blanc des massifs, l’Ukanlos. Ces Wyverns volants aptères, au corps et aux membres massifs, sont capables de cracher un puissant jet d’eau mêlé à du mucus glacé, formant un rayon capable de traverser et de geler l’acier, mais aussi de creuser à travers le sol dur des montagnes à l’aide de leur immense menton en forme de pelle. Leurs poumons développés et leur mode de vie assez lent leurs permettent de survivre à des altitudes impressionnantes. Créatures amphibies, ils passent du temps à se nourrir et à vivre sous l’eau, dans les étendues aqueuses gelées. Ils sont assez puissants pour pouvoir tuer un Tigrex d’un seul coup de patte ou de croc. Les grottes caverneuses de ces montagnes permettent à de nombreuses espèces de prospérer à l’abri du blizzard et des grands prédateurs. Les Khezus, les Blangos et les Giapreys peuvent ainsi y élire domicile lorsque le climat extérieur est trop froid et les conditions météorologiques trop extrêmes.

Les Khezus, Wyverns volants aveugles se repérant grâce à leur odorat, vivent essentiellement dans les grottes où ils chassent, grandissent et se reproduisent, et ne sortent que pour échapper à un danger imminent ou pour pondre leurs œufs dans des failles en haute montagne, inaccessibles aux prédateurs car trop haut cachés. De rares monstres tels que le Kirin, l’Abiorugu ou le Rajang peuvent être rencontrés en haute altitude mais ils y seront peu récurrents car ce sont pour la plupart des monstres vagabonds, en constante quête de nourriture.  Le Tigrex, Wyvern volant primitif et agressif connu pour sa férocité démesurée et sa grande violence, est au sommet de la chaîne alimentaire de ces montagnes et réside là bas toute l’année.

La chaîne de Pokke est toutefois une région assez chaude (la température descend rarement en dessous de -20°C) et les nombreux réseaux de lacs et de nappes phréatiques permettent un approvisionnement quotidien pour les espèces endémiques et la pousse de nombreuses fleurs et herbes essentielles à la nutrition des herbivores ; les sommets, eux, restent enneigés toute l’année. Les grottes s’étendent sur de longues distances, creusant l’intérieur des montagnes, et permettent aux espèces troglodytes d’avoir une température constante toute l’année. Les stalactites et les stalagmites, qui sont des formations se créant après une accumulation et une cristallisation des sels calcaires dissous par l’eau dans la roche, peuvent se trouver par dizaines à l’intérieur des montagnes. Des minéraux rares peuvent être récoltés au sein des cavernes, le plus emblématique étant le cristal glacé, pierre se créant suite à la cristallisation d’eau souterraine pure, la plus souvent chauffée ; la cristallogenèse forme alors un minéral hydrothermal cristallin. Les animaux volants vivant dans ces montagnes doivent pallier au problème de l’oxygène, dont la teneur est inférieure de moitié à la normale vers 5000 mètres d’altitude. Certains monstres vivant la moitié du temps en l’air, tels que le Doragyurosu ou le Kushala Daora, possèdent un appareil respiratoire très développé, permettant d’obtenir un maximum d’oxygène dans le sang. Cela leur permet de voler à des altitudes impressionnantes (les Doragyurosus peuvent voler jusqu’à 7000 mètres d’altitude). L’appareil respiratoire du Kushala Daora est tellement développé qu’il arrive à expulser en un instant tout l’oxygène et le dioxyde de carbone contenu dans son sang, formant un véritable concentré d’air qu’il peut projeter contre ses adversaires. Les monstres reptiliens volants vivant là bas ont aussi la particularité de ne pas à avoir à faire une acclimatation de leur organisme lorsqu’ils passent d’une altitude à une autre, leur permettant de gravir différents niveaux sans faire de pause.  Ils utilisent également les courants ascendants pour pouvoir planer durant des heures à la recherche d’une proie sans se fatiguer. D’autres animaux, notamment les Antekas, se sont spécialisés dans la vie en haute montagne. Leurs sabots petits et compacts leur permettent de marcher sur des corniches étroites, et ils ont des bords durs entourant des coussinets antidérapants, leur assurant une prise ferme sur les roches. Toutes les espèces vivantes ont ainsi développé des mécanismes de survie pour pouvoir vivre dans des conditions extrêmes comme celles de la chaîne de Pokke. Ces montagnes resteront sûrement gravées à jamais dans les esprits des chasseurs, comme d’un lieu magnifique et comme de l’endroit où nombre d’entre nous ont chassé pour la première fois le Blangonga, le Tigrex ou le Kushala Daora.

Passons ensuite à un autre endroit connu de nous tous, seul refuge du majestueux Barioth et du répugnant Gigginox :

La Toundra :

 

La Toundra est une région glacée légèrement boisée, s’étendant sur plusieurs milliers de kilomètres carrés, au Nord-Est du Nouveau Continent. Elle est parcourue par de nombreux cours d’eau qui vont se jeter dans la baie de la Mer gelée, au Nord du Continent. Connue pour ses larges espaces ouverts et clairsemés de végétaux, la Toundra ne contient aucun (ou si très peu) de lieux élevés, contrairement aux Montagnes enneigées. Le paysage est plat, lissé par les glaciers lors de la dernière période glaciaire, et parcourue çà et là de réseaux de grottes, creusées par l’érosion et le temps, à l’intérieur de la glace et de la roche. De temps en temps, des morceaux d’iceberg provenant de la Mer gelée remontent les fleuves et parcourent les immenses étendues de cette terre glacée, l’approvisionnant en eau douce lorsque ceux-ci fondent à la venue de l’été. Le climat y est trop extrême et trop rude (jusqu’à -50°C en hiver) pour permettre la vie des forêts. En été, la température dépasse rarement 15°C. Il y a une grande différence entre la biodiversité estivale et hivernale. En été, la neige a pratiquement disparue et les monstres prolifèrent. Les mousses et les fleurs poussent en grand nombre et les animaux se reproduisent. Les pergélisols (sols ne dégelant qu’en surface) dégèlent en partie à cette période et forment des mollisols. En hiver, seuls quelques végétaux poussent et les animaux s’adaptent tant bien que mal à l’hiver froid et glacial (migrations, hibernation, …). Certains animaux vivant dans les montagnes prospèrent également dans la Toundra. Ainsi les Popos, les Antekas et les Bullfangos parcourent les étendues gelées à la recherche de nourriture, fourrageant dans la neige et la boue à l’aide de leurs défenses et de leurs cornes. Une autre espèce de Wyverns aviaires raptoriaux se sont adaptés à la vie particulière de la Toundra. Les Baggis possèdent, contrairement aux Giapreys, des écailles soudées et souples de couleur bleu pâle ou bleu foncé, formant un cuir résistant ayant une bonne isolation thermique et formant un excellent camouflage dans le paysage bleuté de leur habitat naturel. A noter que la couleur de leurs écailles varie du bleu foncé au bleu très clair suivant la saison. Ils ont aussi développé un organe produisant une substance léthargique s’infiltrant par les pores de la peau et neutralisant le système nerveux de leurs proies. Ce système est bien plus efficace que celui des Giapreys qui crachent un liquide gélifiant à l’air libre, car cela leur permet de garder leur proie vivante (la viande ne pourrit donc pas) et ainsi de faire des stocks de nourriture pour l’hiver.

Les caves sombres de la Toundra permettent aux insectes, aux reptiles, aux amphibiens et aux petits mammifères de survivre au chaud toute l’année. Elles sont aussi réputées pour leur grande variété de minéraux endémiques tels que l’isisium, un minéral pur provenant d’une fusion entre du cristal glacé et du mercure, le gracium, la version supérieure à l’isisium, ou encore la pierre de sang, proche de l’hématite et utilisée comme couleur primaire dans la peinture. Le Gigginox est le maître des grottes de la Toundra. Proche cousin du Khezu, ce Wyvern très prolifique peut adhérer aux murs et aux plafonds grâce à sa peau secrétant un liquide adhésif et à l’aide de coussinets adhérents constitués d’une superposition de fines lamelles de peau. Ils traquent leur proie dans le noir et leur injecte un puissant venin attaquant les vaisseaux sanguins avant de détruire les cellules du cerveau. Leurs petits, les Giggis, migrent vers d’autres régions dès leur naissance et peuvent parcourir des distances phénoménales. Des Giggis peuvent parcourir plusieurs milliers de kilomètres pour élire domicile sur la côte Sud du Continent (près de l’Ile Moga), avant de revenir dans la Toundra pour vivre leur vie adulte. Espèce endémique et super prédateur de la Toundra, le Barioth est adapté à la vie sur glace et est capable de poursuivre des proies sur plusieurs kilomètres, les épuisant avant de les achever. Ses pics, ses ailes et ses écailles lui assurent une bonne prise sur le sol gelé et ses membres puissants lui permettent de courir dans la neige épaisse pendant des heures. Le Lagombi est un Pelagus se déplaçant facilement dans la Toundra en utilisant un moyen de locomotion particulier : il glisse sur son ventre dont la surface a un faible coefficient de frottement. Sa couche de graisse de plusieurs centimètres et son épaisse fourrure recouvrant même la plante de ses pattes, le maintient au chaud durant l’hiver glacial. C’est un omnivore habitant dans les grottes, dont il n’en sort que pour trouver de la nourriture. D’autres espèces de monstres, toutes les plus variées les unes que les autres, arpentent la Toundra. Parmi eux on peut recenser les sous-espèces de l’Agnaktor et du Barroth qui se sont adaptés à un environnement froid plutôt qu’à un environnement chaud. Le Zinogre Stygien, prédateur impitoyable, ainsi que le Deviljho sont les deux monstres les plus puissants pouvant être rencontrés dans la Toundra et, dû à leur mode de vie très actif et à leur maîtrise de l’élément dragon, ils arrivent sans trop de problèmes à maintenir leur température corporelle à un niveau suffisant. En hiver, beaucoup d’herbivores migrent vers les zones intérieures de la Toundra pour trouver de quoi se sustenter. Les prédateurs les suivent souvent, entraînant pendant plusieurs mois un dépeuplement total d’une région. A l’été, à la période des naissances, les animaux deviennent plus agressifs et les insectes commencent alors à proliférer, devenant un véritable fléau pour tous les êtres vivants. La Toundra est une zone extrêmement belle mais aussi très dangereuse. Les adaptations, des fois extraordinaires, des monstres y habitant surprennent tous les chasseurs et leur offrent une expérience inoubliable. Pensez quand même à ramener une torche au cas où !

La suite demain !


13 commentaires sur “Traité de Wyvernologie : Spécial Noël

  1. Administrateur dit :

    <3
    Joyeux Noël !

  2. daryl dit :

    Quelle générosité merci Ike!

  3. Saurus no Haineko dit :

    Sympa! =D

    Joyeux Noël à tout le monde! Oui, même vous les petits trolls du fond 😉

    1. Monster4 dit :

      C’est qui les petits trolls du fond???

  4. sam2300 dit :

    Tu pourrais expliquer comment certain monstres résistent à la lave, comment ils peuvent « cracher » un laser (ex :agnaktor) et comment ils arrivent a projeter la foudre sous forme de boule (ex : lagiacrus)

    Très bon article en passant 🙂

  5. Itchui dit :

    Joyeux Noël à tous et surtout à Monster Hunter, la série qui a surpasser toutes les autres pour moi ! 😀

  6. Traakeur dit :

    Joyeux Noël à tous ! Et joyeuse chasse ! \( ^-^)/

  7. silverdragon dit :

    Encore un superbe travail.
    Joyeux Noël et bonne tasse à tous

  8. silverdragon dit :

    Dsl bonne chasse à tous et pas tasse ^^

  9. Garland dit :

    Joyeux Noël à tous 🙂

  10. Jon dit :

    Joyeux Noël en retard les gars 😉

  11. Monster4 dit :

    Joyeux Noël très en retard!

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